Le sel et de sucre au Cameroun : l’urgence d’une régulation nationale
Le Cameroun fait face à une montée fulgurante des maladies non transmissibles (MNT). Au cœur de cette crise silencieuse : une consommation excessive de sel et de sucre, souvent ingérés à l’insu des consommateurs. Un audit rigoureux s’impose pour poser les bases d’une régulation alimentaire stricte.
1. L’état des lieux : une surconsommation invisible
L’industrie agroalimentaire au Cameroun a transformé nos habitudes. Le danger ne réside plus seulement dans la salière ou le sucrier de table, mais dans le sel caché et les sucres ajoutés des produits transformés (cubes de bouillon, boissons gazeuses, pains industriels). Les enquêtes de terrain montrent que les seuils recommandés par l’OMS sont largement dépassés dans les zones urbaines comme Douala et Yaoundé, augmentant les risques d’hypertension et de diabète de type 2.
2. Le rôle pivot de l’ANOR et des normes sanitaires
Pour protéger la population, l’implication de l’ANOR (Agence des Normes et de la Qualité) est cruciale. Actuellement, le cadre réglementaire doit évoluer vers des normes sanitaires plus contraignantes, imposant des plafonds de concentration de sodium et de sucres simples dans les produits manufacturés. Un audit national permettrait d’identifier les secteurs les plus critiques et d’harmoniser les standards avec les meilleures pratiques internationales.
3. Santé publique : le coût de l’inaction
D’un point de vue de santé publique, la prise en charge des complications liées à la mauvaise nutrition pèse lourdement sur l’économie nationale. Les AVC et les défaillances rénales, souvent liés à l’excès de sel, saturent nos hôpitaux. Une régulation préventive coûterait infiniment moins cher à l’État que le traitement des pathologies chroniques déjà installées. Il ne s’agit plus d’un choix diététique, mais d’une nécessité de sécurité nationale.
4. Plaidoyer pour un étiquetage nutritionnel obligatoire
L’une des solutions immédiates réside dans la transparence. L’audit doit déboucher sur l’obligation d’un affichage clair (type Nutri-Score adapté au contexte local) sur tous les produits vendus au Cameroun. Éduquer le consommateur est inutile si l’information sur le produit est illisible ou absente. Le passage d’une consommation subie à une consommation choisie est le premier pas vers une nation en meilleure santé.
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