Contrôle de la qualité des compléments alimentaires à Yaoundé : Un vide juridique ?
Vitamines, gélules minceur, boosters d’énergie ou poudres protéinées : les compléments alimentaires envahissent les officines, les supermarchés et surtout les étals des marchés de Yaoundé. Pourtant, une question cruciale demeure : qui contrôle réellement ce que contiennent ces produits ? Entre santé et commerce, la frontière est souvent floue.
1. Un marché entre officines et secteur informel
À Yaoundé, l’offre de compléments alimentaires est duale. D’un côté, les circuits officiels soumis à une certaine traçabilité ; de l’autre, un marché informel florissant (Marché Central, Mokolo) où les produits sont vendus sans aucune notice en français ou anglais, ni autorisation préalable. Ce manque de contrôle sur le circuit de distribution pose un problème majeur de sécurité sanitaire, car le consommateur ignore souvent la concentration réelle des principes actifs.
2. Le défi de la réglementation santé au Cameroun
Existe-t-il un véritable vide juridique ? Pas totalement, mais la législation actuelle peine à suivre l’évolution galopante de la nutraceutique. Contrairement aux médicaments, les compléments alimentaires bénéficient souvent d’un régime d’enregistrement plus souple, ce qui facilite l’entrée sur le territoire de produits dont l’efficacité n’est pas scientifiquement prouvée. L’urgence est à la création d’un cadre normatif spécifique qui définit clairement la frontière entre « denrée alimentaire » et « produit de santé ».
3. Pharmacovigilance : L’importance du suivi post-consommation
La pharmacovigilance ne doit pas se limiter aux seuls médicaments. Au Cameroun, le recensement des effets indésirables liés aux compléments alimentaires (palpitations, troubles hépatiques, allergies) reste quasi inexistant. Le renforcement du contrôle qualité nécessite une collaboration étroite entre les laboratoires d’analyses nationaux et les autorités de régulation pour tester de manière aléatoire les lots circulant sur le marché et retirer ceux présentant des impuretés ou des substances dopantes cachées.
4. L’expertise de l’Instituto comme levier de confiance
Face à cette opacité, l’Instituto joue un rôle de sentinelle. Pour garantir la sécurité des populations, il est primordial de former des professionnels capables d’analyser la composition d’un produit et d’évaluer sa pertinence nutritionnelle. La lutte contre les dérives du marché ne passera que par une expertise accrue des conseillers en nutrition, capables de séparer le marketing de la réalité biologique.
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