Paludisme pour les professionnels de santé.

Guide de prise en charge du paludisme pour les professionnels de santé.

Face à l’évolution des résistances et des protocoles, la mise à jour des connaissances cliniques est une nécessité absolue pour réduire la mortalité liée au paludisme.

1. Physiopathologie et cycle de vie du Plasmodium.

La maîtrise de la prise en charge commence par la compréhension du cycle parasitaire. Le passage de la phase hépatique (pré-érythrocytaire) à la phase sanguine (érythrocytaire) explique la cinétique des symptômes et les délais d’incubation.

En tant que soignant, vous devez identifier les mécanismes de séquestration des globules rouges infectés par Plasmodium falciparum, responsable des formes graves par obstruction de la microcirculation.

2. Diagnostic biologique : l’exigence de la précision.

Le diagnostic ne doit plus être uniquement clinique. L’OMS recommande une confirmation parasitologique systématique :

  • La Goutte Épaisse (GE) et le Frottis Sanguin : Restent la référence (Gold Standard) pour quantifier la parasitémie et identifier l’espèce.
  • Les Tests de Diagnostic Rapide (TDR) : Essentiels en milieu isolé, basés sur la détection de la protéine HRP2 ou de la pLDH.
  • Biochimie associée : Surveillance critique du taux d’hémoglobine, de la glycémie et de la fonction rénale.

3. Critères de gravité et urgence thérapeutique.

Savoir classer un accès palustre est une question de survie pour le patient. Les signes de danger incluent :

  • Troubles de la conscience (Score de Glasgow ou Blantyre).
  • Anémie sévère (Hb < 5 g/dL chez l’enfant, < 7 g/dL chez l’adulte).
  • Détresse respiratoire ou œdème pulmonaire.
  • Hypoglycémie et acidose métabolique.

4. Protocoles de traitement : CTA et Artésunate IV.

La prise en charge repose sur les Combinaisons Thérapeutiques à base d’Artémisinine (CTA) pour les cas simples. Pour le paludisme grave, l’Artésunate intraveineux (ou intramusculaire) est désormais la recommandation de première intention, ayant prouvé une réduction significative de la mortalité par rapport à la quinine.

5. Prévention et éducation thérapeutique du patient.

Le rôle du professionnel de santé va au-delà de la prescription. Il inclut :

  • La promotion de l’utilisation correcte des moustiquaires (MII).
  • Le suivi de la Chimioprévention du Paludisme Saisonnier (CPS).
  • L’explication rigoureuse de l’observance thérapeutique pour éviter l’émergence de résistances aux dérivés de l’artémisinine.

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